Situations professionnelles et qualifications
Situations professionnelles et qualifications des migrants de retour au Maghreb
Il a été possible d’analyser l’évolution de la situation professionnelle des enquêtés en nous référant à trois étapes distinctes :
- Dans le pays d’origine, plus de 60% des enquêtés étaient employés avant de quitter leur pays pour l’étranger et travaillaient dans les secteurs agricole, du bâtiment et du commerce (Tab. B2). Parmi ces derniers, plus de 20% étaient employés à durée indéterminée (Tab. B1).
- Aussi bien pour la première que pour la dernière situation professionnelle à l’étranger, la part des migrants ayant un emploi à durée indéterminée est relativement importante dans le principal pays d’immigration (Tab. B3 & Tab. B4). Les emplois de saisonniers concernent essentiellement les migrants dont le retour a été contraint. Les principaux secteurs d’activités sont l’agriculture, l’hôtellerie et la restauration, ainsi que les secteurs du bâtiment et du commerce (Tab. B5). On observe la même concentration sectorielle dans le pays d’immigration (Tab. B8).
- Au moment du retour dans le pays d’origine, la part des retraités augmente pour atteindre 17,2% de l’échantillon (Tab. B6) et 17,8% au moment de l’enquête (Tab. B7). Outre la catégorie des employés à durée indéterminée, celle des chefs d’entreprise mérite d’être soulignée surtout dans le cas des migrants ayant décidé de rentrer de leur propre chef. Enfin, alors que les chômeurs représentent 10,6% du total de l’échantillon, au moment de l’enquête (Tab. B7), ils constituent plus de 25% des effectifs des migrants contraints au retour.
L’échantillon reflète un niveau d’instruction assez élevé (Tab. B10). Près de la moitié des enquêtés possédaient un diplôme secondaire ou universitaire, plus particulièrement dans le cas des migrants ayant été contraints au retour dans leur pays d’origine. En revanche, on observe que plus de 18% des migrants ayant décidé de revenir dans leur pays d’origine ne possédaient aucun diplôme au moment de leur départ à l’étranger, contre seulement 3,5% des migrants ayant été contraints au retour.
Près d’un migrant sur deux porteur d’un diplôme avant de partir pour l’étranger a déclaré avoir pu le faire reconnaître à l’étranger (Tab B11). Par ailleurs, à peine un quart des effectifs a suivi des études à l’étranger (Tab. B12) et parmi ces derniers, à peine la moitié a pu faire reconnaître son diplôme acquis à l’étranger dans le pays d’origine (Tab. B13).
Peu de migrants de retour ont fréquenté des cours de formation professionnelle à l’étranger, au cours de leur expérience migratoire. En effet, la formation acquise à l’étranger ne concerne que 17,5% du total des effectifs (Tab. B14). Pour ce qui est de la formation professionnelle acquise dans le pays d’origine, seulement 4% des effectifs ont répondu en avoir bénéficié au moment du retour (Tab. B15).






