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Retours et modes de réintégration

Par adminDernière modification 14/06/2007 09:41

Retours et modes de réintégration des migrants de retour au Maghreb

Pour accéder aux données empiriques, veuillez utiliser le menu ci-dessous :



Toutes les données du MIREM sont © EUI


Conformément à la définition du migrant de retour que nous avons adoptée dans le cadre de l’enquête du MIREM, l’échantillon comprend des migrants revenus au pays au cours des dix dernières années (Tab. E1). Ce choix est expliqué dans l’approche méthodologique.

Il est intéressant de remarquer que près de 65% des enquêtés ont recueilli des informations avant leur retour au pays et que les contacts familiaux et amicaux ont constitué les sources principales d’informations. Comme on peut s’y attendre, les migrants contraints au retour se distinguent par le pourcentage élevé de cas n’ayant jamais recueilli d’information avant le retour (Tab. E3). Ce facteur reflète l’interruption soudaine de l’expérience migratoire et doit être corrélé avec le fait que les migrants contraints au retour n’ont, pour la plupart d’entre eux, jamais ou « très rarement » parlé de retour avant qu’ils ne reviennent au pays (Tab. D13), contrairement à la moyenne générale de l’échantillon où 46,7% en a parlé « souvent ».

Les facteurs ayant motivé le retour au pays sont divers. Les migrants ayant décidé de manière autonome de retourner dans leur pays d’origine ont mentionné trois principales raisons motivant leur retour. La première a trait au fait de vivre leur retraite au pays, la seconde au souhait de réaliser un projet d’entreprise dans le pays d’origine, la troisième à la nostalgie du pays (Tab. E6). Comme on peut s’y attendre, ces raisons contrastent fortement avec celles évoquées par les migrants contraints au retour. En effet, ces derniers font état d’obstacles extérieurs à leur parcours migratoire, tels que l’expulsion ou le retour forcé par les autorités administratives du pays d’immigration, le non-renouvellement du permis de séjour et les problèmes familiaux (Tab. E7).

Ce même contraste apparaît également lorsqu’on les interroge sur leur situation financière actuelle comparée à celle qu’ils connaissaient dans leur ancien pays d’immigration. Si les migrants ayant décidé de manière autonome de retourner dans leur pays d’origine considèrent, pour 47% d’entre eux, que leur situation s’est améliorée depuis leur retour, 47,2% des migrants contraints au retour répondent, en revanche, que leur situation financière dans le pays d’origine a empiré par rapport à celle qu’ils avaient vécue dans leur ancien pays d’immigration (Tab. E4).

On observe également de fortes différences entre les deux catégories de migrants de retour quant au statut d’occupation du logement. En effet, la part des migrants contraints au retour propriétaires de leur logement est bien inférieure à celles des migrants dont le retour a été décidé de manière autonome (Tab. E5).



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