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Expérience migratoire avant le retour

Par adminDernière modification 05/06/2007 13:24

Expérience migratoire vécue à l'étranger par les migrants avant leur retour au Maghreb

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Plus de 70% des enquêtés ont quitté leur pays pour l’étranger entre les années 80 et 2000 (Tab. D2) avec l’intention d’y vivre de manière provisoire (45%) et permanente (27%) (Tab. D1).

Les migrants dont le retour fut contraint ont manifesté, pour 42% d’entre eux, leur volonté initiale de rester de manière permanente à l’étranger (Tab. D1). Il est également important de remarquer que 77% des enquêtés ont quitté une seule fois leur pays d’origine pour se rendre à l’étranger (Tab. D3).

Les cinq principaux pays européens d’ancienne immigration sont la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni. En dehors de l’Union Européenne des 27, l’Arabie Saoudite et le Canada constituent les deux pays extracommunautaires les plus cités, mais dans une mesure bien plus modeste (Tab. D4 & Tab. D4.1 & Tab. D4.2 & Tab. D4.3).

La durée de l’expérience migratoire diffère entre les deux catégories de migrants de retour. Plus de 65% des migrants contraints au retour ont vécu entre 1 et 9 ans à l’étranger, alors que 65% de ceux dont le retour a été décidé de manière autonome ont vécu à l’étranger entre 5 et 39 ans (Tab. D5).

Environ 80% des enquêtés ont déclaré être partis avec des documents officiels. Toutefois, ce pourcentage s’abaisse à 65% pour ceux dont le retour a été contraint (Tab. D6 & Tab. D7). Par ailleurs, les difficultés majeures rencontrées par les enquêtés pour se rendre à l’étranger étaient liées principalement à l’obtention du visa, ainsi qu’aux tracasseries administratives dans le pays d’origine et d’accueil (Tab. D9).

Les raisons ayant motivé le choix du pays d’immigration sont liées tout d’abord à l’idée selon laquelle il est plus facile d’y accéder, ensuite, au fait que des membres de la famille et amis y résident déjà et, enfin, au fait que l’on y trouve de meilleures opportunités d’emploi (Tab. D10).

Par ailleurs, si les rapports avec la société d’accueil sont jugés positivement par la plupart des enquêtés (Tab. D11), de nombreuses difficultés ont été relevées par ces derniers au cours des entretiens, liées principalement à l’accès au logement, à la difficulté de trouver une emploi régulier et à la discrimination (Tab. D12). Ces difficultés semblent plus accentuées dans le cas des migrants contraints au retour.



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