Caractéristiques sociodémographiques
Les caractéristiques sociodémographiques des migrants de retour au Maghreb
Les données empiriques, agrégées au niveau des trois pays du Maghreb central (Algérie, Maroc et Tunisie), font état d’une population principalement masculine (Tab. A1). Ce pourcentage reflète également une tendance observable aussi bien pour les migrants ayant décidé, de manière autonome, de retourner dans leur pays d’origine que pour ceux ayant été contraints au retour.
En revanche, ces deux grandes catégories se distinguent lorsque l’on s’intéresse à la structure par âge (Tab. A2). Alors que plus de la moitié (65%) des migrants de retour ayant décidé de revenir sont âgés de plus de 40 ans, et plus de 65 ans (18%), on remarque que seulement 12% des migrants contraints de revenir appartiennent à cette même tranche d’âge. En effet, ces derniers se caractérisent principalement par une population relativement jeune ne dépassant pas les 40 ans (67%).
En ce qui concerne la situation matrimoniale, on observe également de fortes différences entre les deux catégories. Si plus des deux tiers des enquêtés étaient célibataires avant de partir pour l’étranger (Tab. A3), seulement 21% l’étaient encore à leur retour au pays, au moment de l’enquête. Ce même taux s’élève à 42% pour les migrants ayant été contraints au retour (Tab. A4).
Nous nous sommes également intéressés à l’évolution de la composition du ménage et aux changements intervenus au cours des trois étapes prises en considération dans le questionnaire, à savoir :
- Avant de partir pour l’étranger (Tab. A5), la plupart des enquêtés (environ 73%) vivaient avec leurs parents, frères et sœurs et autres membres de la famille ;
- A l’étranger (Tab. A6), leur situation familiale change. 26% des enquêtés vivaient avec leur époux ou épouse ; 16% vivaient isolés et 30% d’entre eux vivaient avec d’autres membres de la famille. Cette dernière situation est particulièrement importante pour ceux dont le retour fut contraint. En effet, plus de 42% d’entre eux vivaient avec des membres de leur famille à l’étranger ;
- Au moment de l’enquête, une fois de retour au pays d’origine (Tab. A7), près de 60% des enquêtés ont répondu vivre avec leur époux ou épouse et enfants, et 26% avec leurs parents, frères et sœurs. Encore une fois, les migrants dont le retour à été contraint se distinguent dans la mesure où plus de la moitié d’entre eux vivaient avec leurs parents, frères et sœurs, dans le pays d’origine, au moment de l’enquête.
Enfin, pour ce qui est du type d’habitation, on remarque que près de 70%
des enquêtés vivaient dans le principal pays d’immigration (PPI, à savoir le
dernier pays d’immigration avant le retour) dans un appartement (Tab. A8 & Tab. A9)
situé en ville (Tab. A10) dans 90% des cas.
La dominante du milieu urbain s’observe également dans le pays d’origine au moment du retour (Tab. A10).






